A Quimper, Entech smart énergies développe des solutions de conversion et de pilotage des énergies vertes

Spécialisée dans la conversion des énergies renouvelables, la start-up Entech smart énergies est devenue en deux ans une petite PME de 25 salariés. Celle qui veut peser sur le marché des énergies vertes pose ses jalons en France et à l’étranger, l’Afrique en tête. De nouveaux recrutements sont prévus et, face à cette croissance, Entech projette de déménager.

 

« Les énergies renouvelables sont devenues très compétitives« , assure Christopher Franquet, cofondateur d’Entech smart énergies à Quimper, en février 2016, avec Laurent Meyer. De quoi porter la croissance de la jeune pousse finistérienne, experte dans la conversion et le stockage des énergies renouvelables et l’installation de panneaux solaires. Ses solutions innovantes ont déjà convaincu de nombreux industriels, PME ou grands groupes (SPIE, Bouygues, EDF…). « Nous proposons une solution de moyenne à forte puissance pour les industriels et pour l’électrification rurale« , résume Christopher Franquet, président. Entech clotûre son deuxième exercice avec un chiffre d’affaires et 3 M€.

Parmi ses projets phare du moment, elle participe à l’installation par Legendre Energie de la plus grande toiture solaire de France, à Lorient. Plus à l’ouest, son projet Uliss.EMR a été retenu dans le cadre de l’appel à projets « Croisement des filières », en 2017. Il est doté de financements du Feder et de la Région (109.732 € chacun) et de Quimper Bretagne Occidentale (54.866 €). Cette initiative visant à améliorer la production de l’hydrolienne d’Ouessant est en partenariat avec Sabella, Blue Solutions et l’Ecole navale.

Des développements en Afrique

Mais l’ambition d’Entech ne s’arrête pas aux frontières françaises ! L’entreprise quimpéroise a déjà mis un pied sur le marché international et veut encore accélérer. Ainsi, en 2017, sa participation à deux délégations du gouvernement français à l’étranger (elle a accompagné Emmanuel Macron à Dubaï et Edouard Philippe en Côte d’Ivoire et en Tunisie) lui a permis de se faire de nouveaux contacts et d’initier des partenariats « pour des projets qui se construisent sur des temps longs« , prévient Laurent Meyer, directeur du développement d’Entech.

Cette année donc, la pépite quimpéroise se concentre sur l’Afrique et projette, en 2019, de pousser ses efforts sur l’Asie. « Cela se fera en fonction de nos capacités. Nous voulons avoir une croissance maîtrisée« , insiste Christopher Franquet. L’entreprise a d’ailleurs bénéficié d’une aide régionale de 15.000 € au titre du dispositif RH Export, afin de soutenir le recrutement de son directeur commercial export. Entech est aussi accompagnée par Bretagne Commerce International, notamment sur les questions réglementaires et les études de marché. « Le développement à l’international implique que les équipes comme les dirigeants puissent s’exprimer en anglais. Nous avons fait le choix de formations sur-mesure et de cours collectifs, avec le Centre d’étude des langues de la CCIMBO, qui est juste à côté« , précise le président d’Entech.

Pur produit quimpérois – la phase amont du projet a été accompagnée par la Technopole Quimper-Cornouaille – Entech est installée depuis ses débuts dans la pépinière d’entreprises de Quimper Bretagne Occidentale. Elle y dispose de bureaux et d’un atelier et occupe en plus un ancien bâtiment de Capic, zone de Kervilou.

Entech smart énergies projette de construire un bâtiment à Quimper

Passée d’un effectif de deux personnes à 25 en peu de temps (en 2017, l’entreprise a bénéficié de deux aides régionales pour accompagner son programme d’investissement et la création de 24 emplois, un montant total de 110.000 €), Entech smart énergies est aujourd’hui un peu à l’étroit. Surtout, d’autres recrutements sont prévus dans le courant de l’année.

« Nous avons besoin d’un site d’étude et de production adapté et souhaitons construire un bâtiment avec l’empreinte environnementale la plus faible possible« , résument les deux cofondateurs. Des échanges sont en cours avec la Sem Breizh (opérateur régional d’économie mixte) et l’entreprise prévoit déjà de rester sur Quimper. Une construction et un déménagement qui pourraient être programmés d’ici un an à un an et demi.